Sem Roels né en 2000, Belgique.

« Papa est mort. » Putain, merde. Le héros des héros, avec ses grandes mains, sa grosse tête, son cou épais et ses magnifiques yeux, a été vaincu.

Les récits sur mon père dressent le portrait exceptionnel d’un homme ordinaire. MON père, autrefois élevé au rang de bras droit de Dieu, erre peut-être parmi les mortels, condamné par leur trahison, en enfer. Là, il sert le café, boit une Pint et fume une Jaf’je.

Mon père qui, avec ses camarades, transformait des matériaux de construction en objets pour des soirées d’ivresse. Comme s’il peignait un échiquier légèrement éméché. Comme si la paternité lui était tombée dessus. Comme s’il l’enfilait et l’enlevait comme une casquette « Papa ». Comme s’il ne portait pas l’uniforme d’un gendarme, mais la marque de Judas.

J’aime cet homme que je n’ai jamais connu. Ces œuvres sont un hommage à son héritage : une ode à la paternité. Car un jour, MOI, Sem Roels, ai peut-être prononcé l’un de mes premiers mots : « Papapa ».

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