Né en 1979,  Tirlemont.

Le travail de Jonathan Rosić poursuit une réflexion sur notre impermanence et nos micro-disparitions. Il répertorie, analyse et amplifie les petites annulations de nous-même, tente de rendre perceptible l’imperceptible et l’évanouissement du temps.

Ses encres de Chine transcrivent des arrêts sur image effectués dans des films d’hier et d’aujourd’hui. Rosić sonde dans ces instants très brefs, rarement perçus par le spectateur, certains intervalles dans lesquels un acteur s’éclipse involontairement – littéralement ou métaphoriquement – le temps d’une fraction de seconde. Ces instants de dissimulation équivoque, une fois décontextualisés et suspendus dans des encres peu contrastées, deviennent images de solitude et d’enfermement, d’incommunicabilité et d’oubli.