Né en 1988, à Namur.

Et si le Mimosa Pudica était un double du travail de Florian Kiniques (1988)? Cette plante à l’envergure modeste génère l’un des plus spectaculaires mouvements de thigmonastie. Un simple frôlement recompose sa silhouette. Ses dispositifs et les éléments qui les composent invitent à la contemplation, mais très vite surgit le désir de les toucher. Les uns scruteront, d’autres manipuleront certains de ces objets à l’apparence muette. Subrepticement, des liaisons s’établissent, un discours secret s’articule d’une grâce infinie. Ses œuvres se jouent de notre capacité à les déchiffrer, à voir à travers elles (songeons simplement à l’importance de la diapositive dans sa production), à décrypter leur goût pour une sorte d’expression de l’informulable, du crypté (les mots y sont nombreux : éparpillés, entassés, évoqués…). Elles sont autant de pièges à micro-bouleversements. Nos yeux, nos mains, notre esprit sont happés par les pistes qu’elles ouvrent avec délicatesse…
Christophe Veys