Antoine Waterkeyn, né en 1991, à Anvers.

Ma pratique artistique se manifeste par l’écriture et la réécriture perpétuelles d’intrigues et de constructions narratives. Je suis en quelque sorte un iconoclaste contemporain, j’abuse des archétypes et personnages symbolisant le patrimoine de l’humanité. Dans un double mouvement, je rends un hommage respectueux à la bibliothèque universelle, tout en la démystifiant. Je transfigure la constitution des icônes et cette hérésie ne s’arrête pas à la mise à nu de l’ossature. Mes œuvres sont à considérer comme des bâtards résultant d’un adultère sculptural avec la peinture. Ce sont des praticables non destinés à remettre en scène leur récit initial. Elles se doivent d’échapper aux périls d’une allégorie piégée, banale et vide. L’installation présentée demeure en quelque sorte dans un état pré-anecdotique. Comme dans un dépôt ou une réserve, les objets sont en attente, suspendus dans l’a priori d’une pièce de théâtre dont, en même temps, ils interprètent l’intrigue grâce aux regards de passants potentiels.

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