Angyvir Padilla née en 1987 au Vénézuela.

 

Ma pratique se concentre autour des notions du « foyer » (home), en tant que lieu intime ou distant, et son rapport entre l’homme et la nature. Pour traiter ces sujets, je développe des installations immersives combinant diverses œuvres avec un large éventail de matériaux et médias tels que le plâtre, la cire, l’argile, la céramique, le son, la vidéo et la performance.

Mon travail semble trouver sa source dans le départ depuis mon pays natal, le Venezuela, en 2011. Au fil des années, ma pratique artistique s’est développée dans une tentative constante de trouver mes propres lieux familiers dans l’art. Ainsi mon travail prend comme point de départ un continuel questionnement de la mémoire et du passage du temps, lequel se manifeste au travers d’un vaste ensemble d’objets “mixed-media” qui traitent des notions d’appartenance, de déplacement global et de mémoire.

Je traite également des sujets relatifs à la diaspora, et comment l’éclatement des identités ainsi que l’anxiété due au mal du pays ne concernent pas seulement les immigrants ou les expatriés mais pourrait aussi affecter d’autres individus en raison de nos modes de vie « globalisés ». Créant ainsi un sentiment collectif et prévalant de « ne pas se sentir chez soi ». Ce sentiment pourrait s’appliquer

aussi à notre relation à la nature, devenant de nos jours une sorte de « foyer » distant et perdu.

Je suis intéressée par l’exploration des écarts et des intervalles entre l’identité, la mémoire, les matériaux, l’espace, et comment ces derniers peuvent faire écho avec différentes manières d’interagir avec des lieux intimes ou des états d’esprit. La manière dont je traite et je présente mes pièces et matériaux en relation à l’espace offrent de nombreuses possibilités d’incursion et de connections émotionnelles auprès du spectateur, ce qui me permet de compter sur ce que la matière et les objets ont à dire sans les forcer.

 

 

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